Un avion passe en maintenance avant ses vols et à intervalles réguliers. La personne qui réalise ce travail et certifie par sa signature que l'avion peut voler est un technicien de maintenance titulaire d'une licence.
En quoi consiste le métier
Le travail comprend l'inspection, la recherche de pannes, le remplacement de pièces et la traçabilité de chaque intervention. Côté mécanique, il y a la structure, les moteurs et les systèmes ; côté avionique, les systèmes électriques et électroniques. La maintenance en ligne contrôle l'avion entre deux vols, la maintenance en base l'immobilise au hangar pour un travail plus long et plus complet.
La licence en Turquie : HBL-66
En Turquie, la licence est délivrée par la Direction générale de l'aviation civile (SHGM). Les règles actuelles sont le règlement sur le maintien de la navigabilité (SHY-CA) et l'instruction SHT-66, rédigée en conformité avec les règles européennes EASA Part-66. La licence s'appelle désormais HBL-66 ; les anciennes licences SHY-66 valent licence HBL-66 jusqu'à leur expiration.
Les catégories sont : A (maintenance en ligne), B1 (mécanique), B2 (avionique), B2L (avionique limitée), B3 (avions à pistons non pressurisés de 2 000 kg ou moins), L (aéronefs légers comme les planeurs et les ballons) et C (maintenance en base). La catégorie B1 compte quatre sous-catégories : B1.1 avions à turbine, B1.2 avions à pistons, B1.3 hélicoptères à turbine, B1.4 hélicoptères à pistons.
Le chemin vers la licence
Le candidat doit avoir au moins 18 ans. Il réussit les examens de modules de connaissances de base de sa catégorie et acquiert une expérience de maintenance sur des aéronefs en exploitation.
La durée d'expérience dépend de la formation. Après une formation de base agréée SHT ou Part-147, il faut 2 ans pour B1.1, B1.3 et B2, et 1 an pour A, B1.2, B1.4 et B3. Sans cette formation ni autre formation technique reconnue, il faut 5 et 3 ans. La licence est valable 5 ans. Pour signer sur un type d'avion précis, une qualification de type s'ajoute.
En Turquie, la formation de base agréée est notamment proposée par les licences en maintenance cellule et moteur et en électricité et électronique aéronautique des écoles d'aviation civile. L'université Atılım indique par exemple que ses programmes ont l'agrément SHY-147.
Les voies à l'étranger
En Europe, et donc en France, la structure est identique : licence EASA Part-66, mêmes catégories, écoles agréées Part-147. Aux États-Unis, la FAA délivre le certificat de mécanicien avec les qualifications Airframe et Powerplant, appelé A&P. Il faut avoir 18 ans, lire, écrire, parler et comprendre l'anglais, justifier de 18 mois d'expérience par qualification ou 30 mois pour les deux, ou être diplômé d'une école agréée par la FAA, puis réussir des épreuves écrite, orale et pratique.
Les matières qui posent les bases
La physique est au centre. La mécanique, les forces et la pression pour B1, l'électricité, les circuits et l'électronique pour B2 apparaissent directement dans les examens de modules.
Les mathématiques sécurisent les calculs : conversions d'unités, proportions, algèbre de base et trigonométrie. L'anglais est indispensable, car la plupart des manuels de maintenance et des documents techniques sont rédigés en anglais.
Les cours internationaux qui aident
IGCSE Physics (0625) construit une base structurée en électricité et en mécanique. IGCSE Mathematics apporte la base numérique. Pour aller plus loin, AP Physics 1 approfondit la mécanique.
Les idées reçues
Être diplômé d'une formation ne signifie pas être titulaire de la licence. Le diplôme atteste la formation ; la licence atteste une autorisation obtenue par examens et expérience.
Le salaire est une question fréquente, mais il n'existe pas de chiffre unique : il dépend de la catégorie, des qualifications de type et de l'employeur. Les offres d'emploi donnent l'information à jour.