Changer de programme arrive souvent en Turquie: l'établissement change, l'objectif change, la famille déménage. C'est une décision qui peut se prendre, et son coût doit être connu à l'avance.
D'où vient le coût
Chaque système avance dans son propre ordre. Un thème enseigné en seconde dans un système l'est en première dans un autre. Un élève qui change voit certains thèmes deux fois et d'autres jamais.
Ceux qui ne sont jamais vus sont silencieux: l'élève ne sait pas ce qu'il ignore, et la lacune n'apparaît qu'à l'examen.
Le passage le moins cher
Au début d'un cycle: passer en A-Level ou en IB après l'IGCSE, ou choisir un système au début du lycée. Les deux programmes s'enchaînent déjà et la perte est faible.
Le passage le plus cher
Le milieu d'un programme de deux ans. Rejoindre l'IB en deuxième année n'est pas réellement possible: les évaluations internes et le tronc commun ont commencé la première année.
Changer au milieu des A-Level est comparable. C'est pourquoi entrer dans ces programmes revient à s'engager pour deux ans.
Le passage en sens inverse
Revenir d'un système international au programme national coûte souvent plus cher. L'examen national couvre un contenu large, et il existe des thèmes qui n'apparaissent jamais dans les programmes internationaux.
L'examen national se passe aussi en turc, et l'écart de terminologie représente une charge réelle.
La dimension linguistique
Pour un élève qui rejoint un programme enseigné en anglais ou en français, l'essentiel de la difficulté de la première année est linguistique plutôt que scolaire.
Cela se mesure avant la décision: l'élève peut il suivre un cours dans cette langue, peut il lire un texte et le résumer.
Comment se prend la décision
Trois questions: pourquoi le changement, en quelle année, et quels thèmes se trouvent dans un ordre différent dans les deux systèmes. Pour la troisième, les listes de thèmes des deux programmes se placent côte à côte.
Une décision prise sans cette comparaison fait apparaître la lacune un an plus tard.