La difficulté de l'IB s'explique généralement par ses épreuves. Ce que racontent les élèves qui ont vécu l'année est différent: les épreuves sont prévisibles, la collision des rendus ne l'est pas.
D'où vient l'accumulation
Chacune des six matières comporte une évaluation interne. S'y ajoutent le mémoire, l'exposition de théorie de la connaissance et l'essai de théorie de la connaissance. Cela fait neuf rendus distincts, et ils paraissent répartis sur deux ans.
En pratique ils ne le sont pas. Les établissements placent leurs dates internes rapprochées et quatre ou cinq rendus se superposent dans la première moitié de la deuxième année.
Rendre le calendrier visible
La première chose à faire est d'écrire toutes les dates de rendu au même endroit, en utilisant les dates internes de l'établissement et non les dates officielles. Une fois cette liste établie, les points de tension deviennent visibles.
La plupart des élèves ne dressent jamais cette liste et vivent chaque rendu comme une surprise distincte.
Ce que l'on peut finir tôt
Le mémoire et certaines évaluations internes peuvent être largement achevés à la fin de la première année ou pendant l'été. Cela allège nettement la deuxième année.
Un seul rendu avancé signifie un rendu de moins dans la semaine de tension, et la différence est là.
La logique du brouillon
La plupart des établissements accordent un tour de brouillon avec retour. Un élève qui termine son brouillon au dernier moment perd ce tour, car il ne reste plus de temps pour appliquer le retour.
Traiter la date du brouillon comme la vraie date élève nettement la note de l'évaluation interne. C'est le gain le moins coûteux disponible.
Ce qu'il reste pour la période d'examen
Si les rendus se sont terminés à temps, mai est libre pour la seule préparation aux épreuves. Sinon, rendus et préparation se déroulent dans la même période et les deux en souffrent.
C'est pourquoi la gestion du temps en IB n'est pas une rubrique de développement personnel mais un sujet qui détermine directement la note.