Ce que fait un contrôleur aérien
Le contrôleur maintient les avions à distance de sécurité au sol, au décollage, à l'atterrissage et en vol. Il travaille en tour, en approche ou en centre de contrôle régional. Il suit plusieurs avions à la fois, donne des instructions courtes et précises et garde en tête une situation qui change vite.
Le recrutement en Turquie
En Turquie, le contrôle aérien est assuré par la DHMİ, qui recrute les contrôleurs. Selon la SHGM, la voie principale consiste à entrer à la DHMİ comme contrôleur stagiaire grâce au concours public KPSS, puis à s'y former. La DHMİ publie aussi des appels pour des contrôleurs assistants déjà titulaires d'une licence.
Un appel pour contrôleurs assistants demandait par exemple : un diplôme universitaire de quatre ans, une licence de contrôleur valide, un score KPSS P3, un niveau donné à un test d'anglais reconnu par l'ÖSYM, un certificat médical de classe 3, une épreuve écrite ou informatisée et un entretien oral. L'appel exigeait aussi l'absence d'accent marqué, de zézaiement ou de bégaiement pouvant créer un malentendu à la radio.
Les conditions changent d'un appel à l'autre. La limite d'âge et les seuils de score sont fixés dans chaque appel.
La voie universitaire
Certaines universités turques proposent une licence en contrôle de la circulation aérienne, accessible par l'examen YKS. Les conditions particulières de chaque formation figurent dans le guide de l'ÖSYM et doivent être lues avant de faire ses vœux. Cette voie n'est pas obligatoire : selon la SHGM, l'entrée comme stagiaire est ouverte aux diplômés de quatre ans d'études supérieures.
Le certificat médical
Selon la SHGM, le contrôleur qui sera licencié et travaillera en opérationnel doit satisfaire aux normes médicales de classe 3 de l'Annexe 1 de l'OACI. Un étudiant peut demander une évaluation tôt, de sa propre initiative, pour savoir s'il existe un obstacle permanent. En Europe, le sujet est traité par le règlement (UE) 2015/340 de l'EASA, dans sa partie ATCO.MED.
Ce que mesure la sélection
La SHGM indique que la sélection utilise un programme informatisé qui mesure les capacités cognitives et les traits de personnalité. En pratique, les compétences clés sont la vision dans l'espace, le suivi de plusieurs tâches à la fois, la mémoire à court terme, le calcul rapide et juste, le calme sous pression et une élocution claire.
Les matières du lycée qui comptent
Mathématiques : relation entre vitesse, distance et temps, calcul mental, angles, caps et géométrie.
Physique : mouvement et vecteurs. Se représenter la position et la direction d'un avion devient plus facile avec cette base.
Anglais : la matière la plus importante du métier. Lire ne suffit pas ; il faut comprendre vite à l'oral et formuler des phrases courtes et nettes.
AP Physics 1 et AP Precalculus renforcent cette base, tout comme l'IB Math AI et l'IGCSE Mathematics. Pour la lecture et la grammaire en anglais académique, la section Reading and Writing du Digital SAT est un bon entraînement.
Les erreurs fréquentes
Voir le contrôle comme un plan de secours au pilotage. C'est un métier à part, avec un profil d'aptitudes à part.
Compter uniquement sur une licence en contrôle aérien. Des diplômés d'autres filières peuvent aussi entrer comme stagiaires.
Réduire l'anglais à un test de lecture.
Attendre le dernier moment pour les conditions médicales et d'élocution.