Ce que fait un architecte
L'architecte pense en même temps à l'usage d'un bâtiment, à sa stabilité et à son apparence. Le métier mêle conception, connaissances constructives, réglementation, coûts et travail avec les autres. Le dessin n'en est qu'une partie ; l'essentiel consiste à résoudre des problèmes et à parler la même langue que les ingénieurs et les maîtres d'ouvrage.
Le parcours en Turquie
On entre en architecture par le YKS, et l'affectation se fait avec le type de score SAY. Le guide de l'ÖSYM fixe un rang minimum pour l'architecture ; ce seuil est publié chaque année dans le guide.
La formation dure quatre ans. Les programmes enseignés en anglais ajoutent une année préparatoire de langue.
Le diplôme ne suffit pas à lui seul. La loi n° 6235 sur l'Union des chambres des ingénieurs et architectes de Turquie impose à ceux qui exercent l'ingénierie ou l'architecture de s'inscrire à la chambre de leur spécialité et de rester membres ; pour les architectes, c'est la Chambre des architectes. L'adhésion est facultative pour ceux qui travaillent de façon permanente dans les institutions publiques.
L'architecture intérieure est un programme distinct, rattaché à une autre chambre : il ne faut pas confondre les deux intitulés au moment des vœux.
Les parcours à l'étranger
Aux États-Unis, selon le NCARB, l'accès au titre comporte trois étapes : un diplôme d'architecture accrédité par le NAAB, le programme d'expérience AXP et l'examen ARE. Les règles varient selon les États.
Au Royaume-Uni, le titre d'architecte est protégé. Selon l'ARB, une personne qui n'est pas inscrite au registre ne peut pas se présenter comme architecte ; l'inscription demande des qualifications reconnues ou des examens prévus.
En France, la formation se déroule dans les écoles nationales supérieures d'architecture et mène au diplôme d'État d'architecte. Pour exercer la maîtrise d'œuvre en son nom propre et s'inscrire à l'Ordre des architectes, une formation HMONP d'un an suit ce diplôme.
Beaucoup de programmes d'architecture à l'étranger demandent un portfolio. Ce n'est pas seulement une série de dessins achevés, mais des croquis et des essais qui montrent la démarche.
Les matières qui construisent la base au lycée
Les mathématiques, surtout la géométrie et la trigonométrie, sont la langue qui sert à mesurer et décrire l'espace. La physique, avec les forces, l'équilibre et le comportement des matériaux, explique pourquoi un bâtiment tient debout.
Le dessin à main levée et la vision dans l'espace se développent avec le temps ; l'habitude régulière du croquis en est la source la plus sûre. L'histoire et l'histoire de l'art montrent de quels besoins et de quelles époques naissent les bâtiments. L'écriture compte aussi : l'architecte doit défendre ses idées.
Ce que les programmes internationaux apportent
L'AP Physics 1 construit solidement les notions de force et d'équilibre à travers la mécanique. L'AP Precalculus et l'IGCSE Additional Mathematics préparent la trigonométrie et les fonctions utilisées en première année d'école d'architecture. Pour les élèves de l'IB, le Math AA ou le Math AI joue le même rôle.
Les erreurs fréquentes
Première erreur : croire que l'architecture n'est qu'une affaire de talent pour le dessin. En Turquie, l'affectation se fait avec le score SAY, donc les mathématiques et la physique sont décisives.
Deuxième erreur : remettre le portfolio aux derniers mois. Un bon portfolio naît de croquis et d'essais répartis dans le temps.
Troisième erreur : penser que le diplôme suffit pour exercer. En Turquie comme à l'étranger, il existe des étapes d'inscription ou d'habilitation.