Le bulletin indique déjà les notes et la liste d'activités indique déjà les activités. Un essai qui les répète consomme la seule partie du dossier où autre chose pouvait être dit.
L'essai n'est pas une liste de réussites
Les lecteurs ont le reste du dossier sous les yeux. Ce dont ils ne disposent pas, c'est d'une idée de la façon dont le candidat pense.
Les essais les plus forts portent en général sur quelque chose de petit et de précis. Un grand sujet traité en six cents mots produit des généralités, et les généralités ne distinguent pas un candidat d'un autre.
Le choix du sujet fait la moitié du résultat
Un essai bien écrit sur le mauvais sujet ne se rattrape pas à la relecture. Le test à appliquer avant d'écrire consiste à se demander si quelqu'un d'autre aurait pu écrire ce texte en changeant quelques détails.
Si oui, le sujet ne fait pas son travail, et le découvrir avant le premier brouillon épargne tous les suivants.
La voix doit être celle de l'élève
L'essai est lu à côté du reste du dossier, y compris les lettres des enseignants et, dans certains établissements, un entretien. Une voix qui ne correspond pas au reste se remarque.
C'est pourquoi un essai passé entre les mains d'un adulte se lit souvent moins bien qu'un texte plus simple écrit par l'élève. Le vocabulaire monte, les phrases s'aplanissent, et la personne disparaît.
L'usage des exemples
Lire des exemples publiés est utile pour observer une structure et nuisible pour choisir un sujet, car les meilleurs exemples sont les plus imités.
La question utile en les lisant est de savoir ce qui les rend efficaces, non de quoi ils parlent.
Le processus d'écriture
Plusieurs brouillons sur plusieurs semaines plutôt qu'un brouillon en un week-end. L'intervalle entre les brouillons est ce qui rend les faiblesses visibles; relu juste après l'écriture, tout se lit bien.
Le calendrier
Écrire pendant l'été précédant l'année de candidature éloigne l'essai de l'automne, moment où les suppléments, les échéances scolaires et les derniers examens arrivent ensemble.