Dans le système français la préparation ne se comprime pas dans une période précédant l'épreuve. Une partie du résultat est répartie sur deux ans et les choix ne se défont pas.
L'année de seconde
Le travail de cette année est de préparer le choix des spécialités. Quelles matières ouvrent quelles portes se discute cette année-là, et ce qui gouverne est le domaine visé plutôt que la matière où l'élève est le plus fort.
La charge de cours reste légère, ce qui en fait la dernière année où une base fragile peut être consolidée.
L'année de première
Trois choses tombent la même année: trois spécialités, l'épreuve anticipée de français et le début des notes de contrôle continu.
Cette année est généralement sous-estimée parce que l'on pense que le vrai examen est en terminale. Or les notes lues dans le dossier Parcoursup commencent à s'accumuler cette année-là.
L'année de terminale
Deux spécialités s'approfondissent, la préparation au Grand Oral s'étale sur l'année et les épreuves finales arrivent. La procédure Parcoursup se déroule aussi l'hiver de la même année.
La période la plus serrée est celle des mois d'hiver où se préparent les dossiers; le travail scolaire et le travail de candidature s'y percutent.
Le bac blanc
Les établissements organisent des examens blancs au format réel. Même s'ils ne comptent pas comme notes, ils servent à deux choses: se familiariser avec le format et mesurer le niveau actuel.
Un élève qui prend au sérieux le résultat du bac blanc consacre le temps restant au bon endroit. Un élève qui y jette un oeil répète les mêmes erreurs à l'épreuve réelle.
Comment se construit le plan annuel
Le plan se construit à partir du calendrier des trimestres et non de la date des épreuves finales. Le calendrier d'évaluation de chaque trimestre est dressé et le travail est réparti dessus.
Cela découle directement du contrôle continu: une note gagnée semaine après semaine ne se rassemble pas en se concentrant avant l'épreuve.